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Lettre de l’Imam al-Khâmine’î.. ..aux jeunes des pays occidentaux_29/11/2015
 

les catégories » Dogmes Islamiques » Connaître Le Créateur » L‘Unicité D'Allah

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Votre Dieu Est Un Dieu Unique


Nous avons traité de l'un des aspects du vaste et profond contenu de l'unicité. Il ressort clairement de ce rapide exposé que l'unicité n'est pas une vision philosophique, intellectuelle, non pratique, coupée de la vie et du mouvement des groupes humains et de l'activité de l'individu. L'unicité ne se contente pas de remplacer une croyance par une autre croyance, mais consiste d'une part en une vision générale de la vie, comprenant une conception particulière de l'univers et de l'homme, de la place de celui-ci parmi les phénomènes de l'univers, de sa position dans l'histoire, de ses possibilités, de ses besoins et de ses exigences personnelles, ainsi que de ses tendances et des étapes de sa sublimation et de sa perfection; et, d'autre part, en un programme social global adapté à la nature humaine et dans le cadre duquel l'être humain peut gravir rapidement et facilement les échelons de la perfection. C'est une thèse particulière sur la société dans laquelle les lignes générales et fondamentales de la structure sociale sont clairement définies.

Pour cette raison, lorsqu'une voix s'élève dans les sociétés jahilites (fondées sur l'ignorance de la vérité de l'homme) et les sociétés tyranniques (fondées sur l'hostilité à l'égard des véritables valeurs humaines), un changement global s'y opère qui éclaire les coeurs ténébreux, ressuscite les âmes inertes, suscite un frisson dans le corps social inactif, réorganise les affaires désordonnées et contradictoires. L'unicité opère un changement dans le contenu psychologique de la société, dans les établissements économiques et sociaux, dans ses valeurs morales et humaines. En un mot, l'unicité s'attaque à la situation jahilite en vigueur et aux autorités qui protègent cette situation et à l'atmosphère qui oxygène cette situation et la fait survivre.

L'unicité n'est donc pas seulement une thèse relative à une question purement théorique à cadre pratique restreint, mais c'est aussi et surtout une nouvelle voie ouverte à l'homme et visant à lui présenter un autre style de travail et de vie, tout en se fondant sur une analyse intellectuelle et théorique.

Partant de cette conception du contenu de l'unicité, nous croyons que celle-ci forme la pierre angulaire de la citadelle religieuse, son fondement et son contenu essentiel. Comprendre l'unicité comme une vision métaphysique, ou au mieux comme une thèse morale..., c'est la placer très en-dessous de l'idéologie islamique vivante qui comporte une thèse intégrale sur la vie sociale.

Il y eut, tout au long de l'histoire, des individus qui, tout en croyant en Allah et à l'unicité, ignoraient ou faisaient semblant d'ignorer le contenu concret et pratique -social notamment- de cette doctrine (de l'unicité). De tels individus se sont habitués à vivre à toute époque, partout et dans toutes les circonstances, de telle sorte que l'on ne peut les distinguer de ceux qui ne croient pas à l'unicité; c'est-à-dire que la doctrine de l'unicité ne suscite pas en eux un sentiment d'opposition à la situation non unicitaire en vigueur et qu'ils ne sentent pas le poids du polythéisme qui pèse lourd sur leur société.

A l'aube de l'Islam, il y avait un groupe de hanafites qui vivaient à la Mecque, centre de l'idolâtrie et grande capitale des idoles à l'époque. Pourtant leur présence ne laissait aucune influence sur l'atmosphère intellectuelle et sociale de cette ville. La raison en est que leur conception de l'unicité ne dépassait pas leurs coeurs, leurs esprits et le cadre de leur vie privée et ne s'étendait guère aux labyrinthes jahilites, ni n'avait le moindre effet sur la vie désolante qu'on y menait. Ces hanafites vivaient avec les autres sur un même terrain et menaient le mode de vie des autres, sans que cela les ait gênés. Cette conception intellectuelle de l'unicité se caractérise justement par l'apathie et la marginalisation, sociale notamment. Dans de telles circonstances, l'Islam a lancé sa conception du monothéisme, comme une doctrine engagée, une organisation de la vie et une nouvelle thèse sociale. Il a présenté son identité comme un appel au changement radical à tous ses interlocuteurs, croyants ou infidèles. Tous ceux qui avaient entendu l'appel islamique ont compris qu'il s'agissait d'un système social, économique et politique nouveau, absolument incompatible avec le système établi à l'époque et visant à enrayer et à remplacer celui-ci.

Attirés par cette nouvelle thèse, les gens ont répondu avec enthousiasme et ardeur à l'appel islamique. En revanche, agacés par elle, les adversaires et les athées se sont mobilisés pour manifester avec violence et sauvagement leur hostilité, sans cesse croissante, à son égard.

Cette vérité historique peut constituer partout et à toutes les époques, un critère de la véracité ou de la fausseté de la prétention au monothéisme. Il est difficile en effet de croire au monothéisme des gens comme les monothéistes de la Mecque pré-islamique.

Le monothéisme conciliant, le monothéisme qui courtise tous ceux qui sont imposés comme associés d'Allah -c'est-à-dire les faux Dieux- le monothéisme qui se contente de se présenter comme une hypothèse intellectuelle, ce monothéisme-là n'est qu'une copie déformée du monothéisme des Prophètes.

A travers cette vision saine de la religion, s'explique la raison de la propagation de l'Islam aux époques du progrès et de son recul, de sa défaillance et de sa dégradation à celles du sous-développement.

L'Islam du Prophète Muhammad présentait le monothéisme aux gens comme une voie et une pratique; celui des époques ultérieures l'a présenté comme une théorie qui suscite des discussions et des débats dans les réunions et les rassemblements. Dans le premier cas, il s'agissait d'une nouvelle conception du monde et d'une nouvelle théorie du mouvement de la vie; dans le second cas, il s'agissait de discussions creuses sur des questions secondaires dépourvues de tout intérêt vital.

Dans le premier cas, l'unicité constituait l'ossature du système en place et l'axe de toutes les relations sociales, économiques et politiques, alors que, dans le second cas, elle représentait un beau tableau d'art accroché dans un salon et servant d'ornement. Que peut-on espérer d'un tel objet de luxe?!


De ce qui précède, il ressort que le monothéisme, sur le plan pratique, est une thèse sociale, un programme de vie et la base d'un système que l'Islam a adapté à la nature de l'homme, à son développement et à son aspiration à la transcendance; et que, sur le plan théorique, il constitue la base intellectuelle et philosophique de ce système.


* Ayatollah Sayed Ali Khameni, L'Esprit du Monothéisme, Publication de la Cité du Savoir, Edition et traduction par:AL-BOSTANI,Abbas, Canada.

1013 Vues | 07-02-2012 | 06:12


 
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